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Le programme du Festival Nomade en Mauritanie 2012!
Fuyant le vent glacial de Montréal (Québec, Canada), un groupe d’amis s’envole pour
la Mauritanie… Dans le cadre du Festival Nomade, ils partageront quelque temps la
vie des gens du désert. De l’aéroport de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie,
une « antique » Land Rover de 50 ans les emportera sur la Route de l’Espoir. Ils partiront
ainsi à la recherche de la sagesse et des traditions des nomades – dans l’espérance,
aussi, de découvrir leur propre destinée au fil de cette route au nom prometteur.
Comme dans Les raisins de la colère…
Dès leur arrivée à Nouakchott, les participants du Festival Nomade emprunteront la
Route de l’Espoir jusqu’à Ividjaren, à 110 km environ de la capitale mauritanienne. Au
passage, nous nous arrêterons au village d’Ividjaren numéro 2 pour le thé…
Après un bref séjour à Ividjaren, nous reprendrons la Route de l’Espoir jusqu’à Idini, à
55 km au sud de Nouakchott.
C’est là que nous établirons notre campement nomade, dans le plus pur style des
Raisins de la colère. Dans ce film, une famille traverse le désert des États-Unis dans une
Land Rover déglinguée pour aller chercher du travail en Californie. En Mauritanie, nous
parcourrons le désert dans la « G849 », vénérable Land Rover cinquantenaire, propriété
du Dr Atigh… Nous établirons notre campement en chemin et dormirons sous le ciel
étoilé du Sahara.
Une course de chameaux pour alimenter l’espoir
Nous poursuivrons ensuite notre périple jusqu’au village de Tenobek, à 55 km de
Nouakchott, à 25 km au sud de la Route.
Nous passerons la fin de la semaine dans la fébrilité des derniers préparatifs… La Grande
course de chameaux du Festival Nomade en Mauritanie 2012 aura lieu le 28 janvier!
Organisé en collaboration avec la Fédération Inchiri pour la Course de Chameaux, cet
événement prévoit deux épreuves – une pour les hommes et une pour les femmes; et
même une course spéciale pour les jeunes apprentis chameliers!
Nous remettrons aux participants les dons qui nous auront été confiés par de généreux
donateurs du Canada. L’année qui s’achève s’est révélée particulièrement difficile pour
les gens du désert. Avec cette Course haute en couleurs et ces gages d’amitié venus de
loin, nous espérons leur apporter réconfort et joie dans ces temps difficiles.
Le soir, conteurs, musiciens et poètes viendront partager leurs histoires, chants
et paroles. Autour d’un repas convivial, des nomades nous parleront des remèdes
traditionnels utilisés dans le désert.
La vie nomade
Après la Course de chameaux, nous reprendrons la Route de l’Espoir en direction
d’Ividjaren. Nous nous y reposerons et travaillerons pendant deux jours avec les
gens du village. Puis, nous partirons en caravane de chameaux dans les alentours
d’Ividjaren. Nous partagerons ainsi le quotidien des nomades et tendrons l’oreille à leurs
préoccupations. Nous déterminerons avec eux leurs aspirations et leurs besoins pour
l’avenir et analyserons les possibilités de développement durable dans la région.
Au fil des lieux paisibles qu’elle traversera, la caravane de chameaux nous amènera à
des gens de sagesse et de spiritualité. À leur contact, nous espérons acquérir un peu
de leur savoir ancestral et de leur connaissance profonde de la vie dans le désert. Par
son immensité et sa sérénité, le désert offre au voyageur d’irremplaçables instants de
méditation et de réflexion. Les nomades savent attendre le bonheur, et leur patience
semble sans limite. En partageant leur vie, nous espérons apprivoiser un peu cet art si
délicat…
Où les pas de nos chameaux nous porteront-ils?
- Nous irons à Nebakia, à environ 124 km de Nouakchott, à 25 km au sud de la Route de l’Espoir. Nous aborderons avec respect ce village saint et nous imprégnerons de la spiritualité et des traditions de ses habitants.
- Nous passerons une journée à Mata Molana (don de Dieu), où nous prendrons part aux célébrations entourant l’anniversaire de naissance du Prophète Mahomet (que la paix soit sur lui).
- Nous visiterons ensuite la bibliothèque de Cheik Sidya. Située à Boutilimit, elle compte parmi les plus anciennes du monde et les plus importantes de la Mauritanie, un pays pourtant riche en collections de livres rares et précieux. Nous découvrirons les méthodes de préservation des écritures anciennes et apprendrons les hauts faits de la vie remarquable du sage Cheik Sidya.
Les panneaux solaires
Notre périple s’intéressera ensuite au développement durable. Les panneaux solaires
MSM Electric arriveront à Ividjaren le 8 février! Nous organiserons une exposition sur les
usages et les avantages de l’énergie solaire. Les panneaux solaires peuvent notamment
servir au fonctionnement des pompes à eau et des systèmes de réfrigération – deux
services essentiels en plein cœur du Sahara! Les panneaux constituent également un
mode de production énergétique durable.
Dans le cadre de la mission de promotion du développement durable que le Festival
Nomade s’est donnée, nous ferons aussi la démonstration de la construction de maisons
en sacs de sable. Enfin, nous planterons des semences dans le jardin maraîcher bio
d’Ividjaren et discuterons avec les habitants des avantages et principes de base de l’agriculture biologique.
Les gens qui pêchent
Pour boucler notre voyage, nous changerons complètement de rythme et d’horizon…
Nous ferons cap vers le Parc National du Banc d’Arguin, au Nord de la Mauritanie.
Les Imraguens, « les gens qui pêchent », prélèvent avec égards et parcimonie les
ressources du Parc indispensables à leur subsistance. Perpétuant des techniques de
pêche ainsi qu’un mode de vie plusieurs fois séculaires, ces gardiens d’une gestion
durable des ressources naturelles représentent eux-mêmes une richesse culturelle inestimable. Nous passerons environ une semaine auprès d’eux et nous familiariserons avec ces pêcheurs qui varient leurs menus au gré des migrations des poissons dans leurs eaux. Poissons nomades pour habiles gens de mer… Avec leurs techniques
traditionnelles de fabrication d’outils à base de plantes et autres matériaux naturels,
les Imraguens ont beaucoup à nous apprendre sur l’art de vivre sans machines, sans
plastique et sans métal. Nous discuterons avec eux des modifications survenues
dans leur environnement, et de leurs impacts sur leurs moyens de subsistance. Dans
le Parc National, nous vivrons parmi plusieurs millions d’oiseaux en hivernage et
d’innombrables autres espèces animales.
Enfin, nous reviendrons à Ividjaren, puis à Nouakchott.
« Adaptabilité », le maître mot de la vie nomade… Tout peut donc changer en cours de
route, et ce programme n’a rien de définitif! Une chose est sûre : le Festival Nomade
tient à favoriser le développement des collectivités locales; en particulier, il appuie les
entreprises de la région pour tous ses achats entourant ce projet.